Compte-rendu WE MEDSI: Evaluation, suivi, budget en SI

Et oui, il faut bien y passer par la le budget est toujours super important dans un projet comme on dit « c’est le nerf de la guerre ». Du coup, je vais essayer de vous montrer que ce n’est pas si embêtant et dur qu’on le pense (j’espère que je vais y arriver en vous faisant ce petit résumé de mon week-end).


I- Communiquer et travailler en environnement interculturel


La culture est la programmation collective de l’esprit qui distingue les membres d’un groupe d’un autre. Pour travailler ensemble, il faut s’écouter or en France on coupe facilement la parole et le silence n’est pas valorisé. La première chose à faire est de se bâtir un vocabulaire commun. Dans la communication, il y a une dimension explicite qui est souvent réduite. Dans l’interculturel, elle doit être la plus précise et la plus grande possible. (Ex : la laïcité qui est uniquement un concept français impossible à traduire, gender terme anglais,…). Il faut connaître les attitudes à avoir lorsque l’on part (leur manière d’exprimer les émotions, observer les gens). Il est difficile de faire la différence entre la personne et la culture mais il faut le faire le plus possible. Il faut éviter l’ethnocentrisme, les stéréotypes, les préjugés lorsque l’on part. Il faut savoir comment exprimer notre désaccord devant une personne de statut supérieur.


II- Pilotage et évaluation


L’évaluation c’est le processus qui traverse l’ensemble du cycle de projet (conception, réalisation, clôture). Elle permet de définir le budget (car peut coûter cher) et les outils nécessaires dès le début. Le projet doit être à l’intersection des besoins (selon statistiques, professionnels), demandes (selon la population) et ressources. L’humanitaire, c’est rétablir les gens dans leur droit le plus élémentaire. Résultat : conséquence entre le début et la fin. Impact : effet secondaire positif ou négatif. Ne jamais parler de bénéficiaires avant d’avoir vu les résultats et impacts.

L’ indicateur est un chiffre, une variable dont l’étude va permettre d’évaluer le résultat, un processus, une situation. Il doit être croisé avec d’autre et être objectivé . Les indicateurs sont quantitatif/qualitatif, « objectif »/perceptuel. Un bon indicateur est peu coûteux en temps et en argent. Pour une enquête, poser des questions est le plus délicat, le moins fiable et le plus coûteux . Pour connaître les besoin, on peut faire des focus group (regroupe des gens et les laissent parler tout seul en étant filmer puis voit ce qui les préoccuper le plus=ce dont il parle le plus). Puis on valide ou non nos hypothèses grâce à des personnes-ressources. Autre idée : cartographie participative : sur le terre demander aux hommes puis aux femmes de représenter les points importants du village pour voir les centres d’intérêts de chacun. Lorsqu’on pose des questions aux gens, il faut faire une échelle de Lickert : réponses : bon, pas bon, bof, pas du tout,…

Indicateurs de résultat (en face des objectifs spécifiques) et de processus (la manière dont je produit le bien ou le service) concernant la projet bibliothèque :

-nombre de km de chez eux au centre de ressource par rapport au nombre de km acceptable de faire dans leur culture

-nombre d’heure pour faire le trajet par rapport au trajet moyen qu’ils parcourent pour aller travailler / par rapport au temps pour aller à l’ancienne bibliothèque de la fac

-nombre d’étudiants utilisant le centre de ressource/nombre étudiants totale en santé dans la commune VI

-taux de résultat aux examens à la fac et dans les écoles de santé avant le centre /après le centre

-Nombre de livres utilisés sur une semaine

-fréquence de venu au centre de ressources

-nombre de transmission dans les dispensaires des personnes venant au centre et transmettant ce qu’elle a appris concernant les techniques, prévention,…

-modification des habitudes dans les dispensaires

-nombre de conférences pendant un an/nombre de conférences attendues

-taux de maladie avant et après les conférences

-nombre de personnes assistant aux conférences/population totale de Bamako

-taux de fréquentation des autres bibliothèques du secteur avant/après

-nombre de nouveaux livres dans une année

-place pour chaque personne pour étudier /grandeur attendue

-nombre d’heures passées dans le centre en moyenne pendant une semaine

-vérifier que rien ne les empêche de venir : trajet, horaires, moyen de transport, par rapport aux autres lieux

-nombre de livres mal rangés par la bibliothécaire ou les étudiants durant une semaine (pour voir si ce n’est pas cela qui ne les fais pas venir)

-fréquence du ménage, entretien correct par le gardien

-nombre de livres suffisant pour chaque livre

-nombre de tables suffisantes pour les gens qui viennent

-prix des adhésions et service/prix attendus

Indicateurs de processus : étape de la construction, éléments extérieurs qui entraînent le résultat

Objectif spécifique activité indicateur de résultat ou processus impact

Loi de Paretto : 70-80% d’atteinte des objectifs sauf si norme OMS (alors on l’utilise)


III- Budget


Et oui, il faut bien y venir un jour !!! Donc quelques définitions.

- Budget : expression chiffrée du plan d’action

- Plan de trésorerie : flux de finances prévisionnel au cours terme

- Trésorerie : argent dont je peux disposer à un instant t avec un minimum de délai

- Budget de trésorerie : plan de trésorerie à long terme

- Plan de financement : manière dont le budget est couvert par les différents financeurs

- Comptabilité : enregistrement sous forme légale des encaissements et décaissements

Pour qu’un bailleur décide s’il nous donne de l’argent, il regarde si le montant demandé correspond à celui donné à chaque fois, le montant moyen de nos précédents projets (pour voir si on gère bien). Les fonds sont toujours affectés pour un sujet précis et dans un temps déterminé .

Pour un projet, faire appel à plusieurs bailleurs , demander toujours au plus modeste en premier, faire une convention pour les modifications de budget, préciser qui finance quoi . Les financeurs vont regarder l’autofinancement, le financement par la population (valoriser l’apport matériel et concret : combien on payerait si on employait quelqu’un) (3-5%). Il faut s’intéresser aux modalités de payement des bailleurs (quand). Il faut faire du marketing relationnel .

Comptabilité analytique :

Permet de retirer des infos des comptes. Préciser le bailleur, l’activité, la ligne budgétaire, le lieu grâce un plan comptable général . Code selon ce document trouvé dans les bureaux de tabac

Dans les dossiers de subventions, faire un camembert de la part de chaque financeurs pour le projet. Dans le dossier, il faut mettre un budget global et en annexe un budget précis. Le format peut être fixe mais les annexes sont toujours libres . Pour les bailleurs de fonds étrangers, mettre le dossier dans la langue où ils comprennent le mieux.


IV- Conclusion


Il faut travailler avec les gens et non pour eux, ne jamais faire de conclusions attives. Le fait que la population s’engage augmente la pertinence du projet, augmente la pérennisation, augmente l’adaptation à la culture .

J’espère que je n’ais pas été trop longue et que vous avez bien compris!! Si jamais vous avez des questions n’héssitez pas! Et n’oubliez pas même si ça peut paraître dur le budget est essentiel dans un projet.

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